Les témoignages

Les témoignages représentent sans aucun doute l’un des moments les plus émouvants du Relais pour la Vie.

Chaque année des patients mais aussi des proches se donnent le relais pour raconter leur histoire et pour diffuser un message d’espoir à tous.

En 2017

« Ech versichen elo all Dag deen ech geschenkt kréien, ze genéissen well d’Liewen ass derwäezrt geliewt ze ginn. »

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Mäin Numm ass Chantal.

D’Schicksal huet et net ëmmer gutt mat mir gemengt, schonn als jonk Fra hunn ech mäi Mann verluer, stoung op eemol eleng do mat zwee klenge Kanner.

Déi Joren duerno hunn ech ëmmer versicht mäi Bescht ze ginn, bis dunn Enn 2015 no enger Operatioun duerch Zoufall Lymphdrüsekriibs bei mir entdeckt gouf.

Een Dag viru Silvester krut ech d’Noriicht, et huet mir deemools de Buedem ënnert de Féiss ewech gerappt. Dat war d’Kiischt um Kuch vu mengem Liewen, mir war net no feieren.

Am neie Joer goung dunn alles ganz schnell: Bluttanalysen, Scanneren, Biopsie, Port-a-Cath, Chemo, Bestralungen. Ech wousst net méi wou mir de Kapp stoung.

Wärend der Chemotherapie hunn ech en eenzege Gefillschaos erlieft, e Séi voll Tréinen hunn ech gekrasch vu lauter Péng, Trauer, Einsamkeet, Angscht, Drock a schlechtem Gewëssen eppes falsch gemaach ze hunn, bis hin zu esou grousser Verzweiwlung, dass ech mir d’Liewe wollt huelen. Mee de Gedanken u meng Kanner an Enkelkanner huet mir Kraaft ginn duerchzehalen, si sollten hir Mam a Mémé jo net och nach verléieren. Mäi Liewensmotto war jo schliisslech ëmmer “du packs dat”.

No enger Kur an Däitschland koum ech dunn erëm lues a lues ob d’Féiss a sinn haut glécklech, zefridden an dankbar, dankbar och fir all déi Hëllef déi ech vu mengen Dokteren, Infirmièren a Psychologinne kritt hunn.

Ech versichen elo all Dag deen ech geschenkt kréien, ze genéissen well d’Liewen ass derwäert gelieft ze ginn, d’Liewen ass e Cadeau. Merci.

 

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« Man ist so in dieser Krankheit gefangen, dass man nicht immer erkennt, wann man weit über seine Kräfte lebt und agiert. »

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Mein Name ist Chantal

und ich bin seit vielen Jahren beim Relais pour la Vie dabei, als Läufer, als Mitorganisator einer Mannschaft oder dieses Jahr als Kapitän. Es war mir immer wichtig, solidarisch zu sein, schon lange bevor mein Leben durch die Krebskrankheit meiner Mutter einen tiefen Einschnitt erhalten hat.

In den letzten vier Jahren ihres Lebens war ich ständig an der Seite meiner Mutter. Bei den Arztterminen, beim Aussuchen der Perücke, wenn sie wieder ins Krankenhaus eingeliefert werden musste und auch bei der schwierigen Entscheidung, ihr keine weitere Chemotherapie mehr zuzumuten, sondern nur noch die palliative Versorgung zur Linderung der Symptome. Ich war ihre Vertrauensperson.

Ich habe meine Mutter auch beim ersten Besuch zur Fondation Cancer begleitet. Wir bekamen Informationsbrochüren zu den verschiedenen Behandlungen. Danach war meine Mutter regelmäßig bei den Psychologinnen der Fondation und hat mit Freude verschiedene Kurse besucht, wie Kunsttherapie und Yoga. Sie erzählte voller Begeisterung von diesen Kursen, und war froh so ihre frühere Leidenschaft zum Malen wiedergefunden zu haben.

Leider waren die Resultate nach den ersten sechs Monaten nicht wie erhofft. Immer wieder neue Rückschläge, Behandlungen, die regelmäßig geändert wurden, Nebenwirkungen, die immer schlimmer wurden. Mit der Ernüchterung kam die Erkenntnis, dass der erste Elan bei der Unterstützung meiner Mutter aufgebraucht war, auch weil ich immer den Anspruch an mich stellte, in anderen Lebensbereichen, wie etwa am Arbeitsplatz, nicht kürzer zu treten. Zweifel, ob ich das alles richtig handhabe, wurden immer größer. Daran konnte leider auch die enorme Unterstützung meines Mannes nichts ändern. Erste gesundheitliche Probleme durch all den Stress sind bei mir auch zu dieser Zeit aufgetreten.

Das war der Hauptgrund, warum auch ich nach etwas mehr als einem Jahr Hilfe bei der Fondation Cancer gesucht habe. Ich war des Öfteren bei einer der Psychologinnen. Sie stand mir in allen schwierigen Momenten mit wertvollen Ratschlägen zur Seite. Man ist so in dieser Krankheit gefangen, dass man nicht immer erkennt, wann man weit über seine Kräfte lebt und agiert.

Wie Sie sicherlich gemerkt haben, bin ich der Fondation Cancer für diese Unterstützung unendlich dankbar. Ohne diese Hilfe hätte ich meine Mutter über die vier langen Jahre nicht mit der Kraft und dem Wissen begleiten können. Ich kann jedem nur raten, nicht alleine diesen Weg zu gehen. Eine extrem wertvolle und humane Hilfe steht Ihnen zur Verfügung.

An die hellsten und schönsten Sterne an unserem Himmel, Ihr bleibt für immer tief verankert in unseren Herzen!

 

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« D’ailleurs je serai à jamais reconnaissant envers cette personne si généreuse qui, dans l’anonymat, m’a offert une deuxième vie. »

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Je m’appelle Freddy,

j’ai 45 ans et je viens de la République Dominicaine. Je suis divorcé et père de trois enfants.

Le 22 février 2014 à 14h30, je crois avoir rencontré pour la première fois de ma vie la peur en face : c’est le jour où on m’a annoncé que j’avais une leucémie aiguë et que je devais être hospitalisé d’urgence vu l’agressivité de la maladie.

À ce moment, un tourbillon de pensées a traversé ma tête, mais la première a été : « et maintenant, qu’est-ce que je vais devenir, est-ce que je vais mourir et que va-t-il arriver à ma famille ? » Au même moment, un éclat de rire discret s’est installé, c’était les nerfs, la peur. Alors, un des médecins m’a demandé si j’avais bien compris. Oui, j’avais compris, enfin, j’avais une idée de ce qui m’arriverai, mais je n’étais pas tout à fait au clair sur tous les détails… on n’est jamais préparé pour ces annonces et assez informé au sujet de telles maladies.

Une demi-heure plus tard après avoir appris la mauvaise nouvelle, l’équipe du Centre Hospitalier Emile Mayrisch d’Esch-sur-Alzette m’a installé dans une chambre et a commencé le traitement pour me préparer à la chimiothérapie. C’est dans ce moment très agité que mon médecin m’a informé qu’il fallait faire une greffe de la moelle osseuse.

Je dois dire que, même si la chimio a été très dure, ma force de volonté, le soutien de ma famille et d’une partie de l’équipe de l’hôpital m’ont aidé à supporter la première dure épreuve… mais le plus dur était encore à venir.

Quelques mois plus tard, le médecin m’a annoncé qu’on avait trouvé un donneur compatible. Ça a été une chance incroyable de trouver un donneur, et qui plus est, dans un temps aussi court, vu qu’aucun de mes frères et sœurs n’était compatible.

Le 15 juillet 2014, j’ai reçu une greffe de la moelle osseuse, à la Clinique Universitaire Saint-Luc à Bruxelles. D’ailleurs je serai à jamais reconnaissant envers cette personne si généreuse qui, dans l’anonymat, m’a offert une deuxième vie, ainsi qu’envers les équipes médicales d’Esch et de Bruxelles qui n’ont jamais perdu espoir et m’ont aidé à tenir bon dans les moments les plus difficiles.

Les premières sept semaines tout semblait aller pour le mieux, mais c’est après que mes pires cauchemars ont commencé. Avec deux rejets successifs, les espoirs que je puisse survivre s’amincissaient de jour en jour. Mais, en même temps que je souffrais, je m’accrochais à la vie, pour ma famille et pour moi-même. Mes enfants me manquaient, je souffrais de ne pas être présent aux dates spéciales comme les anniversaires, Noël, etc., j’avais un sentiment de culpabilité d’être tombé malade.

J’ai passé de long mois à l’hôpital, entre douleurs et souffrances, mais je continuais à me battre contre la maladie et ses effets secondaires jusqu’au jour où j’ai pu rentrer à la maison, même si encore très faible : c’était la première bataille vaincue contre la maladie.

Mais, une fois à la maison, bien d’autres batailles m’attendaient. Une dépression suite à la demande de séparation de la part de ma femme, des sentiments de culpabilité omniprésents de ne pas être présent pour mes enfants, des problèmes économiques dus à la perte de revenus et un grand nombre d’autres problèmes auxquels on ne s’attend pas. Mais le plus dur a été l’incompréhension et les reproches de certains proches, peut-être par ignorance. Je dois dire que jusqu’à ce qu’on n’est touché par cette maladie, on n’a pas conscience de la lutte que la personne doit mener chaque jour et que cette expérience laisse une blessure à vie.

Heureusement qu’il existe la Fondation Cancer, avec toutes ces personnes qui au quotidien font de leur mieux pour rendre la vie plus facile au milieu de cette souffrance. J’ai fait connaissance de la Fondation à l’hôpital, par le biais de bénévoles, et, en suivant les conseils de la mère de ma fille plus âgée, je suis entré en contact avec eux. Là, j’ai trouvé beaucoup de gentillesse et de compréhension, une aide économique et des conseils pratiques ainsi qu’un soutien psychologique qui m’a aidé à sortir de ma grande dépression. Encore aujourd’hui, la Fondation est à mes côtés et se bat avec moi. Bien que les mots ne suffisent pas pour exprimer ma reconnaissance pour tout le soutien que l’équipe de la Fondation Cancer m’a donné et continue à me donner, je veux dire un grand MERCI de tout cœur de la part de ma famille et de moi-même.

Pour le moment, je continue à me battre chaque jour contre les dommages collatéraux laissés par la maladie et les traitements. Chaque jour est une nouvelle bataille gagnée contre la maladie.

Je voudrais ajouter une dernière pensée pour toutes les personnes qui ont un proche ou un ami qui traverse une telle épreuve : je les invite à avoir beaucoup de patience et surtout de la compréhension, car les implications de cette maladie vont bien au-delà du physique et le soutien de l’entourage est essentiel pour la guérison.

 

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En 2018

« Mais jamais je ne baisserai les bras. Il faut croire en soi et transmettre son énergie aux autres malades … »

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En 2002, j’ai 33 ans, j’apprends que je souffre d’une maladie de Hodgkin.

Le cancérologue m’informe que la chimio sera un petit calvaire mais que l’on traite bien cette pathologie.

Mes jambes tremblent, tout mon corps vacille. Nous étions jeunes mariés et revenions de notre voyage de noces. Ce voyage me laissera un goût amer. La maladie étant déjà bien présente dans le corps. C’est parti pour six mois de chimio, par cycle de deux semaines. La première, où je suis tellement malade que je me remets à marcher à quatre pattes, je suis à bout de forces. Et puis la seconde où peu à peu, je relève la tête. Mes amies m’aideront même à me remettre sur mon cheval. Il faut garder ses passions pour aller vers la guérison !

L’encouragement bienfaisant des médecins, de mon mari, de mes parents, et de mes véritables amis… Ces soutiens sont si importants lorsque l’on est fragilisé par la maladie. Fragilisée… et en même temps, il y a cette force qui s’installe en moi. Force que je n’avais pas auparavant.

Je vais sortir de ce tunnel, je ne vais pas rester dedans, il y a de la lumière au bout !

En 2003, la vie reprend son cours. Très fatiguée, mais vivante.

En 2005, je fais un test de grossesse… un peu au hasard… deux points roses s’affichent. Je suis sans voix.

Comment est-ce possible que mon corps ayant développé un cancer auparavant puisse maintenant faire un enfant ?

Un fantastique petit garçon voit le jour fin 2005. C’est l’enfant du miracle !

Depuis toutes ces années, il y a bien sûr les stigmates des traitements. Ces effets irréversibles, mais on doit composer avec eux. Il le faut… et puis, on est vivant et on est parent.

Il faut accepter que le corps soit souvent diminué. Le terme de rémission complète restera toujours une notion un peu inatteignable pour moi.

Mais jamais je ne baisserai les bras. Il faut croire en soi et transmettre son énergie aux autres malades… C’est ça aussi le Relais pour la Vie. C’est une occasion unique de mettre ses angoisses en arrière-plan. Il y a tellement de forces dans cette salle parmi vous tous !

Je vous remercie toutes et tous pour votre attention et n’oubliez pas qu’au bout du tunnel, il y a souvent, très souvent cette belle lumière qu’est la vie.

 

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« Ech hätt mir gewënscht méi Zäit ze hu mat vill manner Drock vun den Institutiounen a Gesetzgebung fir erëm zou merz e kommen. »

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Mäin Numm ass Anne-Marie.

Ech si 46 Joer al a Mamm vun zwee Meedercher.

Ech notzen dës Geleeënheet fir iech hei matzedeelen wat ech erlieft a gefillt hu wéi ech no engem Broschtkriibs erëm an d’Beruffsliewen erageklomme sinn.

Eng schlecht Nouvelle ze kréien ass ewéi iwwert dem Fueren d’Handbrems zéien. Deen ee Moment waars de nach eng matfillend a verantwortungsbewosst Hiewan, an op eemol stees du op där anerer Säit.

Wann däin Traitement, respektiv bei mir waren et e puer Operatiounen, hannert der ass, erwaart d’Gesellschaft vun dir, dass du erëm fonctionéiers ewéi virdrun. Du kënns guer net an eng Erliichterung, dass alles gutt gaangen ass et heescht éischter „wéi vill Deeg vun den 52 Woche bleiwen Iech dann nach Madamm?“

Ech ka vu mir soen, dass nodeems alles ofgeschloss war, ech an een Zoustand vun enger immenser Erschöpfung gerode sinn. Als Nowierkunge vu mengen Agrëffer hunn ech vill Schanke wéi, Nuechte wou ech net gutt schlofen a Stëmmungsschwankungen. Dir kënnt mir gleewen, dass wann dann den Drock vum Schaffe goen derbäi kënnt, déi ganz Saach net besser gëtt.

Dobäi ass et jo net esou, dass ech net wéilt schaffen, éischter ganz de Géigendeel. Mat Hëllef vun enger Psychologin bei der Fondatioun hunn ech verstanen, dass vill Leit an esou eng Middegkeet falen, a lues a lues huet si mer gehollef mech erëm opzebauen. Schliisslech muss ee jo iergendwou hi mat all deem wat een erlieft huet. Dobäi kënnt dann de Stress d’Aarbecht net ze packen, fir seng Kanner do ze sinn, an een Haus ofzebezuelen.

Mat gemëschte Gefiller sinn ech erëm a mäi Beruff am Spidol erageklommen… an ech si vortrefflech gescheitert. No sechs Woche konnt ech net méi. Déi onreegelméisseg Schichtaarbecht, kierperlech Ustrengung an een héije Stresspegel hunn derzou gefouert, dass ech no der Aarbecht mat Häerzklappen doheem um Canapé louch. Ech hunn erkannt, dass et néideg war d’Brems ze zéien.

Ech hätt mir gewënscht méi Zäit ze hu mat vill manner Drock vun den Institutiounen a Gesetzgebung fir erëm zou mer ze kommen. Ech fannen, dass ech mat menge 24 Joer Beruffserfarung an dëser Gesellschaft nach eppes wäert sinn, och wann ech net méi esou duerch d’Salle d’accouchement ka flitze wéi virdrun. Am Moment sinn ech am Gaange meng Plaz ze fannen, a mäin Temoignage hei ass fir mech ee wichtege Schrëtt derzou. Merci un all déi déi ëmmer fir mech do sinn.

 

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« At that time we were blessed with strong foundations consisting of family, friends, school, employer and last but by no means least the Fondation Cancer »

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Hello, I feel very honoured to be asked to speak in front of this audience today.

First of all, I would like to introduce myself; my name is Frederike, I am 43 years old and I have been living in Luxembourg for three and a half years with our four children. My late husband John was diagnosed with colon cancer just about three years ago.

It was at the time when our three older boys had found their feet at their wonderful new school, John was enjoying the new office environment and our baby had discovered her own mobility. One can imagine how the diagnosis hit us at full speed.

Cancer was for neither of us an unknown danger as both of us had lost our mothers in previous years to it. We were hopeful that despite the initial shock everything would come to a good end. After John’s OP and follow up chemotherapy we were able to gain a lot of time with good quality of life.

Thankfully, we were not able to grasp what the future had in store for us.

Unfortunately, metastases were found where even modern medicine could not get to. A new cycle of treatments started and the dark shadow of the illness showed more and more. Not to mention of course the great sorrow and anxiety that our paths should soon part unwanted.

It might look like a stark contrast that our lives still remained worth living and I am grateful to this day to have been able to take most chances to create lasting memories during John’s life time. At that time, we were blessed with strong foundations consisting of family, friends, school, employer and last but by no means least the Fondation Cancer with its advice and psychological support pointing us in the right direction.

Thanks to that we were able to get through a very challenging time in our lives. What had been built back then still carries us steadily today – certainly not without great sadness of what has happened but it gives support as everybody is still helping us to this day. Even if we don’t agree that easily to our fate, because we would have wanted John to grow old, it can also comfort that he has experienced love. That he was there for us with all his heart and that this gift of love is not lost.

We learnt as a family how valuable life is and how important it is to make time for one another.

 

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En 2019

« I would encourage companies and colleagues to take this message to heart. To see what support they can give to the people at work who are affected by cancer. »

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My name is Iain.

In May 2018 at the age of 46, I became a cancer widower and the sole parent of three children. The support of my colleagues helped me deal with this situation.

This starts three years ago. I was growing in my managerial role at work with an increased salary. This gave my late wife Anne the opportunity to reduce her hours, so she could have an easier time getting the children to all of their activities. Once we had the diagnoses, everything changed. I needed to fill both Anne and my roles, in the house and at work.

In all the stages of my wife’s illness, I was supported by my colleagues.

The first stage was Anne in Heidelberg to have a tumour removed and her hip replaced. I was supported by being given time to be with my wife and look after my children. During this time, the HR manager suggested and helped me get the support of the cancer foundation for my mental health.

The psychologists at the foundation helped me deal with my feelings and thoughts about what was going on, to gain understanding & clarity about how I should handle the situation. This gave me what I needed to support my family as time went on. My work gave me the time to come to these appointments.

At the first check-up, we got the news it had spread to the lungs. My colleagues were understanding. They gave me the time to go to the appointments & treatments and also covered my role in my absence.

During the next year, this became the “normal”. During this time, Anne returned to work. Meaning that I had to do more around the house and with the children. My colleagues encouraged me to take time for the family, to make lasting memories.

The last stage, when it spread to the brain and the outcome was going to be death. The company gave me more time to be with Anne. They also reached out to the foundation to get help/support for my colleagues, on how to deal with this situation.

My managers are helping me get back onto my feet and define myself a new role, that works with what I have to do and support outside of the office.

I would encourage companies & colleagues to take this message to heart. To see what support they can give to the people at work who are affected by cancer.

 

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« Beaucoup de vos amis ou même de la famille ne savent pas comment réagir face à cette situation. Parlez de votre maladie. Cela vous soulagera et aidera les autres à mieux comprendre. »

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Mon nom est Jo.

C’est  Noël  1995 que tout a commencé. Je me sentais  mal, fatigué, nerveux, impossible de me concentrer. Comme à cette époque de l’année, nous avons toujours beaucoup de travail, cela devait être la raison.

En janvier 1996, j’ai fait mes premières analyses sanguines. Résultat, manque de fer et prise de cachets. Cela n’a pas vraiment aidé et je ne me sentais toujours pas en forme. Toujours fatigué et envie de ne rien faire!

Au mois de mars tout a commencé.  Multiples visites chez des médecins différents, plusieurs prises de sang, échographies, analyses, radiographies, biopsie, etc.

C’est vendredi le 26 avril 1996, le jour de mon 30 ième anniversaire que le médecin m’a téléphoné pour m’annoncer la nouvelle et m’a invité de venir chez lui à l’hôpital. Le résultat de la biopsie était positif! J’avais la maladie de Hodgkin!   Pour moi, un monde s’est écroulé.  J’ai alors appelé ma femme et ma mère et nous sommes allés retrouver le médecin afin qu’il nous explique plus en détail la suite des événements.

Après,  tout allait très vite, j’étais parti pour 6 mois de chimio et 25 séances de radiothérapie.       C’est grâce au soutient de ma famille et de mes amis que j’ai réussi à vaincre cette maladie.

S’il y a bien une chose que j’ai constaté, c’est que beaucoup de vos amis ou même de la famille, ne savent pas comment réagir face à cette situation. Ils n’osent tout simplement pas venir vous voir, ou vous téléphoner, de peur de ne pas savoir quoi dire. Aidez- les, et parlez-en de votre maladie. Le fait d’en parler vous soulage et aide les autres à mieux comprendre et supporter,  voir accepter cette maladie.

C’est pour cela, que je tiens à remercier tous les médecins et soignants qui m’ont accompagné lors de ma maladie. Ils ont fait le bon choix de médicament et ils étaient toujours disponibles.

Je tiens aussi à féliciter et remercier  La Fondation Cancer pour son engagement et son combat de tous les jours! De même, je voudrais profiter de l’occasion pour remercier tous les volontaires, qui s’engage chaque année, pour qu’un évènement tel que  le Relais pour la Vie soit réalisable. Un grand merci à tous les donateurs qui permettent de soutenir la recherche.

Aujourd’hui, La Fondation Cancer fête ses 25 ans d’anniversaire et  cela fait maintenant plus de 22 ans que je suis guéri. Entretemps j’ai un fils de 18 ans, une fille qui aujourd’hui fête ses 13 ans et moi je fête mes 23 ans de mariages. Je suis heureux de pouvoir fêter tous ces anniversaires avec vous ce soir.
Merci.

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« Et war keng einfach Erfarung, wat ech awer geléiert hunn, ass Gefiller zouzeloossen an de Begrëff Perfektioun nei ze definéieren.»

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Virun etleche Jore souz ech och als Zuschauer am Publikum, an dat well meng Duechter am Ouverturesprogramm vum Relais pour la Vie hei en Optrëtt mat senger Danzschoul hat. Nimools hätt ech geduecht enges Daags selwer op der anerer Säit als Betraffenen ze stoen.

Viru knapp engem Joer krut ech d’Diagnos multifokale Broschtkriibs, dat a mengem Fall geheescht huet Mastektomie vun der rietser Broscht. Dank Fréierkennung bei enger Routinemammographie hunn ech weder Chemo nach Radiotherapie gebraucht an eng direkt Rekonstruktioun mat engem Implantat war méiglech, an ech ka behaapte mat engem bloen A dovu komm ze sinn.

No der Diagnos war meng Onbeschwéiertheet fort an ech sinn aus dem Gläichgewiicht komm, ma eng gewëss Verdrängung huet mer dunn am Ufank gehollef meng Situatioun ze acceptéieren a positiv ze denken.

Den Alldag ass geschwënn erëm wéi gewinnt viru gaangen an ech wollt der Krankheet kee Raum ginn, virun allem wollt ech meng zwee erwuesse Kanner, di zu deem Zäitpunkt am Ausland studéiert hunn, net domat belaaschten. Mir sinn als Famill gutt a positiv mat der Situatioun ëmgaangen an hunn och weiderhi vill gelaacht.

Ma just an deem Moment wou mäin Ëmfeld gemengt huet elo misst jo erëm alles gutt sinn, an ech selwer och gemengt hat alles am Grëff ze hunn, huet sech e Gefill vu Schold, Verletzlechkeet an Onsécherheet agestallt. Ech sinn dënnhaiteg ginn an hu mech erschöpft gefillt. Dat Schlëmmst war, dass ech mäin „neie“ Kierperdeel net wierklech konnt unhuelen, an de Bléck an de Spigel huet u mengem Selbstwäertgefill genagt.

An dëser Situatioun hunn ech mer du professionell Hëllef bei der Fondation Cancer geholl an dank enger kompetenter Psychotherapeutin a konstruktive Gespréicher geet et mer haut erëm gutt.

Ech si mer bewosst ginn, wéi wichteg et ass op säi Kierper ze lauschteren an et huet mer gehollef dat Ganzt méi realistesch ze gesinn a mäi Kierper esou ze acceptéiere wéi en elo ass.

Et war keng einfach Erfarung, wat ech awer geléiert hunn, ass Gefiller zouzeloossen, de Begrëff Perfektioun nei ze definéieren, méi uechtsam an tolerant mat mer selwer ze sinn, mer kleng Auszäiten ze gënnen, an net ëmmer mussen zu 100 Prozent ze funktionéieren, an och mol Verantwortung a Kontroll ofginn. Ech versécheren Iech, mat dëser neier Astellung lieft et sech ganz gutt!

E grousse Merci un Iech an un d’Lafteams fir Är Solidaritéit an Ënnerstëtzung.

 

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